Κυριακή 18 Σεπτεμβρίου 2011

Jacques Delors "indigné" par les divisions au sein de l'Union européenne


"Ca veut dire que ces 17 ministres qui sont dans un paquebot au milieu d'une tempête ont discuté avec des petits calculs (...). C'est une honte!", a lancé l'ancien responsable socialiste.
"Ca veut dire que ces 17 ministres qui sont dans un paquebot au milieu d'une tempête ont discuté avec des petits calculs (...). C'est une honte!", a lancé l'ancien responsable socialiste.AFP/JOHN THYS
L'ex-président de la Commission européenne Jacques Delors s'est "indigné"samedi 17 septembre des divisions au sein de l'Union européenne sur les mesures à prendre face à la crise financière, au moment où s'achève une réunion des ministres des finances européens en Pologne.
"Hier soir, les 17 (ministres des finances de la zone euro réunis en Pologne) – alors que la spéculation est là, que l'incertitude est partout – n'ont pas pu se mettred'accord" sur le versement d'une nouvelle tranche de prêt à la Grèce "et ont renvoyé leur décision à mi-octobre", a-t-il dit sur RTL. "Ca veut dire que ces 17 ministres qui sont dans un paquebot au milieu d'une tempête ont discuté avec des petits calculs (...). C'est une honte !", a lancé l'ancien responsable socialiste.
L'EURO "AU BORD DU GOUFFRE"
"Je porte le deuil aujourd'hui et je suis indigné (...). Ce qu'ils ont fait hier a porté un coup terrible à tous ceux qui, depuis 1948, s'attachent à avoir une vision d'une Europe en paix et d'une Europe prospère", a encore dit l'ancien patron de l'exécutif européen. "J'avais dit il y a trois semaines que l'euro était au bord du gouffre, on m'a dit que c'était une manière d'affoler les marchés mais hélas, les événements m'ont donné tristement raison", a-t-il encore dit.
La réunion de Wroclaw n'a pas permis d'avancer sur la concrétisation du second plan d'aide de près de 160 milliards d'euros promis à la Grèce, menacée, sans perfusion financière internationale, d'un défaut de paiement. Le dossier bloque en particulier sur l'exigence finlandaise de garanties financières en échange de nouveaux prêts.
En Pologne, les ministres des finances de la zone euro ont eu des discussions cruciales au sujet de la crise de la dette. Mais la réunion n'a pas permis d'avancersur la concrétisation du second plan d'aide au pays, de près de 160 milliards d'euros. Sans cela, le pays est menacé d'un défaut de paiement. La mise en oeuvre des décisions prises le 21 juillet "prend un certain temps, car nous vivons en démocratie, mais début octobre tout sera en place", a assuré le ministre des finances luxembourgeois, Luc Frieden.
Le dossier grec bloque en particulier sur l'exigence finlandaise de garanties financières en échange de nouveaux prêts. "Nous négocions en continu, mais il n'y a rien de nouveau pour l'instant", a déclaré samedi la ministre des finances finlandaise, Jutta Urpilainen.
"NOUS NE SOMMES PAS INQUIETS"
Le ministre de l'économie François Baroin s'est lui montré rassurant dimanche 18 septembre, en réaffirmant sa confiance dans la situation des banques, après la polémique ouverte par le Fonds monétaire international (FMI) sur leur recapitalisation à l'échelle européenne.
M. Baroin a fait valoir que les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G7 s'étaient entendus "sur plusieurs points dont celui essentiel, écrit noir sur blanc, que les banques centrales assuraient toute la liquidité pour, en tant que de besoin, garantir les problèmes".
"Cela veut dire qu'à la question "y-a-t-il des problèmes de liquidités", la réponse est non et à la question "y-a-t-il un problème de solvabilité", la réponse est non. Nous ne sommes pas inquiets", a martelé le ministre, invité du "Grand Rendez-Vous"Europe 1/I-Télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France.

RÉUNION EXCEPTIONNELLE À ATHÈNES
Le Premier ministre grec, Georges Papandréou"doit présider dimanche après-midi une réunion interministérielle" pour aborder les évolutions financières dans son pays et la zone euro, selon ses services. Cette réunion a été convoquée après que M. Papandréou eut renoncé inopinément samedi à se rendre aux Nations unies àNew York, en raison du climat négatif sur les marchés et les divergences au sein de la zone euro.
Le ministre des finances grec a annoncé par ailleurs qu'il allait s'entretenir lundi en téléconférence avec les hauts responsables de la zone euro, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI), chargés de contrôlerles comptes grecs. "La téléconférence (avec la troïka) lundi doit porter sur un accord concernant les mesures, le cadre des finances publiques et les objectifs pour 2011 et 2012 en vue de l'élaboration du pré-projet de budget de l'Etat", a déclaré M. Vénizélos, cité dans un communiqué. Initialement, il était prévu que la troïka retourne à Athènes la semaine prochaine pour continuer l'audit des comptes grecs, après son départ inopiné début septembre.
Le chef de file des ministres des finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a indiqué vendredi en Pologne que la décision sur le versement de la sixième tranche (8 milliards d'euros) devrait être prise début octobre alors qu'initialement elle était prévue courant septembre.